Avant-propos
Préface (Avant-Propos)
Cette relation d'un voyage aux chutes du Niagara, n'est autre que la copie de lettres adressées à ma mère, après sa mort, je les ai retrouvées dans ses papiers. Elle les avait précieusement conservées. J'ai donc recopié ce récit sans y rien changer, je n'omettais pour ma mère, aucun de ces détails qui pouvaient la transporter en esprit près de moi, et qui paraîtraient inintéressants et puérils à des indifférents.
Depuis plus d'un demi-siècle, tout a changé aux états unis. La solitude du Niagara a été troublée par l'établissement d'un pont suspendu, donnant passage à des trains de chemins de fer. Des usines se sont emparées comme moteur de la puissance des chutes. Les américains plus sensibles à l'argent qu'à la poésie ont usiné la nature. — 1896
(ouvre une vue agrandie)